Histoire du Limbourg Marcellin LAGARDE IV et V

IV REGNE DE WALRAN II DIT LE PAIEN 1119-1139

Comme on l'a vu dans le chapitre précédent, Walran II, surnommé Païen, probablement parce qu'il ne reçut le sacrement de baptême que dans un âge assez avancé, ce qui se voyait encore à cette époque, avait eu déjà l'occasion de se signaler lorsqu'il prit possession du comté de Limbourg en 1119. Les événements se succédaient alors avec trop de rapidité pour qu'il ne trouvât pas bientôt le moyen de montrer dans tout son jour l'humeur belliqueuse qu'il tenait de son père.

L'évêché de Liège était devenu vacant par la mort d'Otbert. L'empereur Henri V en accorda l'investiture au vicaire général, Alexandre de Juliers. Cependant Frédéric, frère du comte de Namur, avait été nommé par le chapitre, et cette dernière élection aux yeux du Saint-Siège, était la seule valide. Chacun des deux contendants se créa un parti. Waleran II embrassa celui de Frédéric. Il en fut de même de Goswin , sire de Fauquemont, fils de Goswin Ier, qui n'avait occupé le château de Fauquemont (Falconis mons) que comme gouverneur et qui probablement en obtint la possession héréditaire avant de mourir.

Les partisans des deux évêques en virent aux mains. Ceux d'Alexandre furent battus et ce dernier forcé de se réfugier dans le château de Huy. Cette place fut assiégée et prise. Alexandre comprit qu'une lutte plus longue serait inutile et s'empressa de renoncer à ses prétentions sur l'évêché de Liège. Il devait cependant les renouveler bientôt. Frédéric étant mort empoisonné par ses ennemis, le 27 mai 1121, une partie des chanoines élurent Alexandre pour le remplacer. L'archevêque de Cologne annula cette élection et fut secondé par Waleran et Goswin. Du reste Alexandre finit en 1118 par occuper canoniquement le siège épiscopal de Liège.

La mort d'Henri V, qui arriva à Utrecht le 23 mai 1125, devait être pour Waleran le prélude d'une fortune nouvelle. Deux compétiteurs se présentaient pour succéder à l'empereur défunt qui ne laissait pas d'enfants : l'un était Lothaire, duc de Saxe, l'autre Conrad de Hohenstauffen. Grâce à l'appui que lui prêta l'archevêque de Mayence, Lothaire eut la majorité des voix et Conrad fut mis au ban de l'Empire. Il ne s'en fit pas moins couronner roi des Romains à Milan (1127). Mais les villes principales d'Italie s'étant constituées en république, ils s'aperçut qu'il n'avait acquis qu'un vain titre et il se réconcilia avec Lothaire qui en 1135, alla à Rome recevoir la couronne impériale des mains d'Innocent III.

Dans le conflit soulevé par les deux prétendants, Waleran s'était déclaré pour Lothaire, tandis que Godefroid le Barbu s'était rangé du côté de Conrad. Dès que le premier de ces princes fut affermi sur le trône, il dépouilla Godefroid du duché de la Basse Lorraine et en investit le comte de Limbourg, qui obtint en même temps le marquisat d'Anvers. Il y avait là prétexte à une guerre et elle ne pouvait manquer d'éclater. Godefroid ne voulut tenir aucun compte de la décision de l'empereur et il annonça la volonté de se maintenir en possession de son duché. Waleran prit les armes et ramena facilement sous son autorité toute la Basse Lorraine, excepté le Brabant où Godefroid continua à exercer le pouvoir ducal. Ni l'un ni l'autre cependant n'eut la paisible jouissance du pays soumis à sa juridiction. Ce n'étaient qu'attaques et représailles. Les nobles profitèrent de cette anarchie pour ne reconnaître aucune autorité.

Ceux qui avaient des querelles particulières à vider se mirent bravement en campagne, et à côté de la guerre principale, il en surgit une foule d'autres sans liaison avec celle-ci.

Une circonstance vint cependant permettre à Waleran de prendre le dessus. Gilbert, comte de Duras, était le type de ces petits châtelains dont les exploits consistaient, en temps de guerre, à ravager le pays ennemi, et en de paix, à détrousser ceux qui approchaient de leurs manoirs. Il était sous avoué de St Trond et profitait de cette qualité pour commettre toutes sortes d'extorsions au préjudice de l'abbaye de cette ville. Waleran le dénonça à l'évêque de Metz, à qui le monastère était soumis quant au temporel, et le fit déposséder par ce prélat. En même temps, Alexandre, évêque de Liège, apprenant que Gilbert s'était rendu coupable d'exaction à l'égard de marchands liégeois, le soumettait au jugement de la cour féodale, et celle-ci

lui retirait le comté de Duras et un autre fief, qu'il tenait de l'église de Liège. Gilbert se récria naturellement contre les deux décisions qui le dépouillaient et, trop faible pour s'en venger lui-même, il eut recours à Godefroid le Barbu.

Le duc de Brabant ne voyant là qu'une occasion de se mesurer de nouveau avec Waleran de Limbourg, s'empressa de prendre fait et cause pour le Comte de Duras. Il marcha sur St Trond, dont les fortifications sont relevées à la hâte et que l'évêque de Metz place sous la protection de celui de Liège. Ne pouvant s'emparer de cette ville, Godefroid en ravage les alentours. Alexandre le déclare excommunié, lève les troupes pour les envoyer contre lui et en confie le commandement à Waleran qui les réunit aux siennes et va assiéger le château de Duras. Godefroid et le comte de Flandre, à qui il s'est allié, accourent pour défendre cette place. Waleran les empêche d'approcher de ses retranchements. Cependant l'époque

de la moisson est venue ; les paysans non seulement voyaient leurs champs ravagés, mais ils n'avaient pas même la perspective de recueillir le peu d'épis que les pieds des chevaux auraient respectés. Leurs cris de détresse inspirèrent à Waleran le généreuse résolution de renoncer à son entreprise. Godefroid se dirige avec son armée jusqu'aux environs de Liège et envoie l'évêque un hérautd'armes, porteur d'un cartel par lequel il le provoque à un combat général en rase campagne. Waleran II accepte le défi au nom du prélat le 7 août 1130. La plaine de Wildre, près de Duras, est choisie de part et d'autre pour cet engagement. Les

comtes de Limbourg et de Looz se préparent au combat par des jeûnes et des prières. Les deux armées se trouvent enfin en présence. Ce devait être un spectacle merveilleux que ces troupes rangées en bel ordre, ces fronts hérissés de lances, ce grand nombre de gentilshommes, montés sur des chevaux bardés de fers, et portant au-dessus de leurs cuirasses une magnifique cotte d'armes, où brillaient l'or et l'argent, et les plus éclatantes fourrures, l'hermine, le vair et les plus riches couleurs, l'azur et l'écarlate ; et puis cette multitude de bannières dont le vent faisait onduler les larges plis ; enfin, dans l'armée brabançonne, dominant guidons et pennons et lances, l'étendard du duc Godefroid planté majestueusement sur un char traîné par quatre bœufs !

Le commencement de la bataille fut défavorable à Waleran ; la victoire semblait se prononcer pour les Brabançons. Mais le duc fit de si courageux efforts qu'il parvint à la ramener de son côté. Godefroid battit en retraite laissant plus de 800 des siens sur le carreau. Une partie qui dut lui être extrêmement sensible fut celle de son riche étendard dont Waleran s'empara. Il le tenait de sa fille, la reine d'Angleterre, qui l'avait brodé. C'est à cette circonstance que la plaine où se tint ce combat dut d'être appelée Standart, nom qu'elle porte encore de nos jours.

Ce dernier échec engagea Godefroid à laisser en repos un rival qui lui avait donné tant de preuves de la supériorité de ses armes. Il parvint, d'un autre côté, à se réconcilier avec l'empereur Lothaire et avec l'évêque de Liège. Ce prélat le releva des censures prononcées contre lui et pardonna en même temps au comte de Duras. Il est à présumer que Waleran intervint dans ces divers arrangements et qu'il consentit à ce que Godefroid continuât à exercer la juridiction ducale dans ses Etats héréditaires, car le comte de Louvain persista à prendre le titre de duc de Basse Lorraine.

Vers ce temps là, le Limbourg et les pays limitrophes furent mis en émoi par une aventure qui offre un trait de mœurs fort caractéristique. Parmi les industries qui dans la Basse Lorraine avaient acquis une grande prospérité, se trouvait celle du tissage. La corporation des tisserands en devint extrêmement présomptueuse et voulut primer sur les autres. Elle s'était constituée en une espèce de féodalité industrielle qui mécontenta les masses. Un paysan de Cornelis Munster résolut de rabaisser son orgueil, et pour cela inventa un moyen très original. Encouragé par des personnes puissantes, il construisit dans une forêt voisine un vaisseau

monté sur des roues, gagna quelques tisserands et le leur fit traîner de ville en ville pour montrer aux populations que cette classe se jouait d'elles. Ce vaisseau se promena à travers une partie du Limbourg, du pays de Liège et du Brabant. Dans certaines localités les tisserands se virent contraints de faire eux-mêmes, nuit et jours, la garde auprès de ce symbole de vengeance populaire, autour duquel des milliers d'individus ne cessaient de danser en vociférant des injures et des menaces.

Après la mort de Lothaire, survenue le 11 septembre 1137, Conrad de Hohenstauffen monta sur le trône d'où il avait dû descendre dix ans auparavant. Son élévation à l'empire étant due presque exclusivement au clergé, il se trouva que plusieurs grands vassaux refusèrent de le reconnaître. Waleran de Limbourg, qui s'était prononcé contre lui lors de sa première élection, lui accorda cette fois son suffrage et le soutint de son épée. Il dut à ces marques de dévouement envers le nouvel empereur d'être maintenu dans le gouvernement du duché de Basse Lorraine, sans cependant que Conrad se prononçât ouvertement entre lui et Godefroid le Barbu. Ce fut là le dernier acte important auquel participa sans doute Waleran, car l'histoire n'en fait plus mention qu'à l'époque de sa mort, arrivée dans le mois d'avril 1139, quoiqu'on lui assigne d'autres dates.

A sa qualité de comte de Limbourg et de duc de Basse Lorraine, il joignit celle de seigneur de Reifferscheid et de Wassenberg, d'avoué des abbayes de St Trond et de Duisbourg. A l'inverse de son père qui les avait dépouillés, il protégea une foule de monastères et leur fit des donations. Il aliéna une partie du terrain sur lequel fut bâtie , en 1134, l'abbaye d'E(A)verbode et attacha ainsi son nom à la fondation d'un des établissements religieux les plus célèbres de Belgique. Waleran II avait épousé Judith, fille de Gérard comte de Gueldre, qui après la mort de son époux, alla se fixer dans l'abbaye de Rolduc, où elle mourut en 1151. Ses ossements furent retrouvés en 1689. De ce mariage naquirent trois fils et deux filles. L'une, Béatrix épousa Rupert comte de Luxenbourg, dont les descendants prirent le nom de Nassau, d'un château qu'ils possédaient. L'autre, Adélaïde, fut mariée à Eckbert comte de Tecklenbourg. Henri, l'aîné, succéda à son père. Gérard, le second, sire de Wassenberg, obtint ensuite la terre de Reifferscheid. Il est la souche des seigneurs de Salm-Reifferscheid. Disons en passant que cette famille est la seule en Europe dans laquelle se soit conservé, par les mâles, le sang des ducs de Limbourg. Waleran, troisième fils du duc, hérita du comté d'Arlon et mourut sans lignée en 1146.

V REGNE DE HENRI II 1139-1167

L'avènement de Henri II devait être le signal de nouvelles guerres entre la maison de Limbourg et celle de Brabant. Godefroid II, fils du Barbu, avait épousé la belle sœur de l'empereur Conrad. Celui-ci profita de la mort de Waleran II pour trancher les difficultés qui existaient au sujet de l'investiture du duché de la Basse Lorraine, où ainsi qu'on l'a vu tantôt, il n'y avait pas d'unité dans le gouvernement. Godefroid II fut appelé à remplacer Waleran. Henri II, suivant en cela l'exemple que lui avait donné Godefroid le Barbu, refusa de se soumettre à la décision de l'empereur, et quoique les duchés ne fussent pas héréditaires alors, prétendit avoir le droit de succéder à son père. Voilà de nouveau une grande partie de la Belgique en émoi. Henri entre dans le Brabant, et selon la coutume d'alors, brûle les villages et foule les récoltes. Godefroid riposte en assiégeant St Trond. Il force cette ville à capituler, en chasse les partisans d'Henri, se fait garantir la fidélité de la population et se dirige ensuite vers Aix-la-Chapelle, dont il se fait ouvrir les portes ; il va s'asseoir sur le siège ducal, y rend pendant deux jours la justice, se fait prêter serment par les habitants et en oblige un certain nombre à se joindre à ses troupes. Aix-la-Chapelle était la capitale de la Basse Lorraine : la question semblait donc formellement tranchée en faveur du duc de Brabant.

Il paraît qu'Henri de Limbourg ne se résigna pas facilement à laisser son adversaire en paix et qu'il fallut que Conrad lui promit de lui accorder un dédommagement. Cet empereur lui avait permis de s'emparer, comme à compte, d'une partie des biens de Goswin II, sire de Fauquemont, pour punir celui-ci des pillages qu'il commettait constamment au préjudice des habitants de la banlieue de Maëstricht, il en résulta entre ces deux seigneurs une guerre dans laquelle l'avantage demeura à Henri. Le château de Fauquemont fut pris et ruiné. Mais Godefroid II étant mort sur ces entrefaites, et l'empereur ne tenant pas l'engagement qu'il avait pris envers le duc, celui-ci unit ses armes à celles de Goswin, et entama une nouvelle lutte contre Godefroid III, encore enfant. Elle fut longue et ruineuse car elle ne se termina qu'en 1155, où Godefroid épousa Marguerite, fille d'Henri. Ce mariage était d'une excellente politique, il allait enfin mettre un terme à des prétentions qui avaient déjà fait couler tant de sang et qui selon toute probabilité, étaient sans cela destinées à se perpétuer. Henri de Limbourg, non seulement renonça pour toujours au duché de la Basse Lorraine, mais il consentit encore à ce que les fiefs et tous autres biens ressortissant à ce duché, dont il s'était emparé, retournassent après lui à son gendre. Il lui fit en outre don d'un alleu considérable , et lui transmit la haute avouerie de l'abbaye de Saint Trond.

Ses dissentiments avec Godefroid III n'occupèrent pas tellement Henri II, qu'il ne pût intervenir en faveur de l'évêque de Liège, dans une guerre que fit à ce prélat, en 1151 ou 1152, Henri l'Aveugle, comte de Luxembourg et de Namur, en restitution d'une somme d'argent qu'il avait prêtée au précédent évêque. Une grande bataille fut donnée dans la plaine d'Andenne. Les troupes Liégeoises, commandées par le duc de Limbourg et le comte de Duras, obligèrent celles du duc de Luxembourg à prendre la fuite. Mais, après cette victoire, elles se souillèrent par toutes sortes d'excès et de profanations ; la ville d'Andenne fut pillée et incendiée ; l'église ne fut pas plus respectée, et les religieuses du monastère se virent arracher leurs vêtements par ces forcenés.

Pendant la durée de ces débats, un grand intérêt religieux et social à la fois continuait à entraîner en Orient la plupart des princes de la chrétienté. Conrad, invité par Saint Bernard à prendre la croix, ne resta pas sourd à la voix du célèbre abbé de Cluny ; mais avant de se livrer à cette périlleuse entreprise, il voulut faire nommer son fils roi des Romains. Le couronnement eut lieu à Aix-la-Chapelle le 11 mai 1148. Henri de Limbourg y assista.

L'empereur peu de temps après se mit en route pour la Palestine, suivi d'une armée qu'on porte à soixante et dix mille cavaliers et à un nombre immense de fantassins. Pourquoi le duc Henri ne fit-il pas partie de cette expédition ? Fut-il retenu par ses démêlés avec le duc de Brabant à qui son départ eut laissé le champ libre ? On l'ignore. Toujours est-il qu'une affreuse disette régnant en ce moment dans ses Etats, une grande partie de la population limbourgeois alla grossir les rangs de l'armée impériale en marche pour la terre sainte.

Le duc de Limbourg paraît avoir été dans les meilleurs rapports avec l'empereur Frédéric Ier, surnommé Barberousse, et sans doute il l'accompagna lors de l'expédition qu'il fit en 1158 contre les républiques lombardes ; car il n'existe aucune trace de sa présence dans son duché pendant une période de cinq ans. On nous le montre même assistant à la célèbre diète de Roncali, où se fit un règlement relatif aux bénéfices des possessions usufructuaires devenues par l'hérédité de véritable fiefs. Frédéric, dans sa profonde admiration pour les anciens empereurs de Rome, ayant établi le droit romain, et ayant fait revivre les droits régaliens tombés en désuétude, souleva la colère du pape, qui mourut au moment de lui lancer les foudres de l'excommunication. Alexandre III fut élu à sa place par une partie des cardinaux, tandis que l'autre partie, dévouée à l'empereur, nomma successivement trois autres papes. Le duc de Limbourg et la plupart des prélats de l'Empire furent entraînés dans ce schisme, et ce qui le prouve quant à Henri II, c'est sa présence à la canonisation de Charlemagne, faite à Aix-la-Chapelle en 1165 par un des antipapes, sur l'ordre de Barberousse.

Une fédération s'étant formée en Italie contre l'autorité impériale, Frédéric entreprit une nouvelle expédition dans ces contrées. Il assiégea Rome et y installa son antipape qui le couronna pour la seconde fois. Le duc de Limbourg figurait parmi les seigneurs de sa suite. Une maladie pestilentielle s'étant répandue dans l'armée, l'enleva ainsi que l'évêque de Liège et une foule d'autres princes et prélats ; Frédéric revint en fugitif et n'arriva que difficilement en Allemagne.

C'était alors l'usage de faire bouillir, pour en détacher les chairs, les corps des personnages illustres morts de la peste dans des expéditions lointaines, lorsque leurs familles les réclamaient. Les restes de Henri II furent soumis à cette opération. Son squelette ramené par ses gens à la fin de l'année 1167, reçut la sépulture dans l'église de l'abbaye de Rolduc où reposait depuis plus de vingt ans, Mathilde sa première femme, fille d'Adolphe, comte de Saffenberg. Sa seconde femme, Laurence, fille du comte de Flandre, dont il se sépara pour cause de consanguinité, eut encore deux maris, Henri l'Aveugle, comte de Luxembourg, et Raoul Ier, sire de Péronne.

Henri de Limbourg ne laissa que deux enfants qu'il eut de sa première union ; Henri III son successeur et Marguerite, épouse de Godefroid III. C'est par son mariage avec Mathilde qu'Henri II unit le pays de Rolduc au duché de Limbourg. Cette seigneurie s'appelait auparavant Rode ; elle fut nommée dès lors Hertogenrode ou Rode le duc, nom qui par corruption s'est changé en celui qu'elle porte aujourd'hui. Le comte de Saffenberg fit en outre don à son gendre de l'avouerie de l'abbaye de Rolduc et de terres considérables situées en Hesbaye et dans l'archevêché de Cologne. La puissance des princes de Limbourg allait donc en grandissant, et par leurs conquêtes et par leurs alliances.

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